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Une
spontaneïté :
Alain peint sous
l'émotion
des couleurs, des formes plastiques
et de la matière, travaille
( colle, plâtre ou coud )
avec ce qu'il trouve, à l'image
du comportement dénommé " n'zassa " du
pauvre dans la société moderne
africaine qui récupère
des chutes de tissus et les coud
pour en faire des chemises ou des
pantalons, sorte de tenue d'Arlequin …
Il véhicule et encourage
le métissage, dans l'optique
de l'idée de créer
un nouvel élan à la
représentation mentale de
l'Afrique qui balaierait sur son
passage le mimétisme des
africains des grandes villes qui
tend à imiter l'Occident
en s'habillant en costume - cravate
par exemple.
Une représentation
inconsciemment africaine :
Il ne cherche pas à représenter
des symboles africains mais le
bois naturel, le " fagot " qu'il
utilise comme châssis amène
une âme africaine à ce
qu'il fait, rend évidemment
ses œuvres très africaines.
Par son écriture, des formes
plastiques, une attitude par rapport à la
matière, involontairement,
inconsciemment transparaît
dans son travail les matériaux,
les formes telles les masques,
les architectures … propres
au continent africain.
L'âme
magique :
Pour l'artiste,
l'oeuvre parle d'elle même : l'âme
magique ressort de l'œuvre
sans besoin d'un discours, sur
ce continent où le silence,
un geste, un regard, une attitude
a son éloquence.
Propos
recueillis par Sylvie Le Gall à Abidjan,
octobre 2001 |